marylin

Marylin

 

Tu rentres seule chez toi

avec pour compagnie

le bruit des acclamations qui résonne

encore

à tes oreilles

 

Des explosions d’amour

Des regards scintillants

Des tourbillons d’éloges

 

Et puis

La solitude

 

Des yeux trop brillants des mots trop forts

pour que tu puisses les accueillir

dans l’espace

de ton cœur d’enfant paria

 

Des heures de gloire

Des flambées de succès

Que tu ne parviens même pas

à savourer

tant l’exil est devenu ton refuge

 

A l’extérieur

des myriades d’étoiles

qui te regardent

 

A l’intérieur

le désert de l’absence

qui s’agrandit

 

Dans les larmes

que tu ne verses plus

le reflet

d’un ange déchu

Dernière mise à jour de cette page le 13/10/2008